°o CHAPITRE XX o°

°o CHAPITRE XX o°
Chapitre XX

2 semaines plus tard.

Bill et Tom sont repartis en promo. Ils vont en studio à Berlin, ils font des émissions de télé, et quelques concerts. Je m'ennuie de Bill. Il em manque horriblement. Je l'appelle plusieurs fois par jour même si ça ne fait même pas une semaine qu'il est parti.
Mes parents rentrent de France aujourd'hui. Je leur ai parlé après Noël. On est réconciliés, mais ils tiennent à me parler en face et à ensuite rencontrer Bill. Tout s'arrange finalement, c'est merveilleux.
Si on m'avait dit il y a seulement 6 mois que j'habiterais en Allemagne et que je sortirais avec Bill, je ny aurais pas cru un seul instant. Et pourtant, c'est bel et bien la réalité.

19h
J'ai préparé mes affaires, je suis devant ma maison assise sur les marches du perron. Mes valises sont à l'intérieur de la maison. Mes parents doivent rentrer d'une minute à l'autre. Je vais bientôt retourner dans ma maison. Fini les deux mois chez les Kaulitz. Désormais, leur demeure est constamment vide. C'est bizzare.
Plongée dans mes pensées, je ne vois pas le temps qui passe. Il fait nuit. Je m'embête. Je sors une cigarette de ma poche, la porte à ma bouche. Mais j'ai pas envie de la fumer. C'est juste un reflexe d'en sortir une quand je m'ennuie. Je la range et je jette le paquet dans la poubelle. C'est définitivement fini. Je prends mon portable pour regarder l'heure. 20h15. À ce moment mon portable sonne. Numéro incconu.

Moi: Allô
...: Sandra Duviet?
Moi: Oui, c'est moi.
...: Je suis le capitaine de la police française, Guillaume Carand. Vous êtes en Allemagne à ce moment?
Moi: Euuh... Oui.
Guillaume Carand: J'ai une mauvaise à vous annoncer.
Moi: ...
Guillaume Carand: Je suis réellement désolé. Vos parents sont morts sur l'autoroute dans un accident de voiture entr-

Je n'entends pas le reste de la phrase. Mon téléphone est tombé sur le sol.
Mes parents sont morts, c'est bien ce qu'on vient de me dire? Ce n'est pas possible, c'est une hallucination. Une boule se forme dans ma gorge, mon ventre fait des noeuds atroces. J'ai froid.
Je reprend le téléphone. Ma main tremble.

Guillaume Carand:... papiers pour identifier les corps vous seront envoyés.
Moi:...
Guillaume Carand: Vous êtes toujours là Mademoiselle?

Ma vue se brouille, les larmes coulent sur mes joues. Je me lève, et hurle. Je balance mon téléphone loin, très loin. Je rentre dans la maison en courant. Je me cogne dans tout ce qui se trouve sur mon passage. Je pousse les chaises, la table sur le sol. Je monte les escaliers pour me diriger vers la salle de bain. Je me penche au dessus du lavabo et je vomis. Les larmes se mélangent au vomi. Je relève la tête et m'observe à travers les larmes. Je vois ma vie défilait devant mes yeux. Des souvenirs remontent dans ma tête. Je hurle et tombe à genoux sur le sol. Je tremble de tout mon corps.
Je ne sais combien de temps je suis resté dans cette position. Mes larmes ne s'arrêtent pas.
Je n'arrive pas à réaliser, mes idées s'embrouillent dans ma tête. Je m'allonge sur le côté. Je ferme les yeux pour pouvoir apaiser ma souffrance.

Des ombres blanches s'approchent de moi. Elles hurlent, me bousculent. Je tombe. Je crie, personne ne m'entends. Je continue de tomber dans un trou sans fond.

Je me redresse en sursaut. Je suis trempée de sueur. Les larmes ont séchées sur mes joues. Je me lève prudemment. Je ne ressens plus rien. Je me regarde dans le miroir. J'aperçois en face de moi un zombie. Des petits yeux injectés de sang. Une mine blanche comme de la craie. Je vomis dans le lavabo. Les larmes recomment à couler. Je tousse.
Comment cela a-t-il pu arriver? Je ne comprends plus rien. Deux mots résonnent dans ma tête. Parents, morts. Morts. Morts. Morts.
Puis dans un accés de rage et de desespoir, je prends la lame de rasoir de Papa, et je me coupe les poignets. Mon sang coule. Je n'ai même pas mal. Je vois des petits points argentés. Je tombe lourdement sur le sol. Ma tête heurte le sol. Je ferme mes yeux.

°o°

Voilà près d'une semaine qu'on m'a annoncé la mort de mes parents. Je passe mes journées sur mon lit à pleurer. Je me coupe les bras de plus en plus. C'est mal, mais je m'en fous. Je recommence à fumer. Je n'ai pas mangé, juste un bonbon de temps à autre. Mais il ne reste jamais longtemps dans mon estomac. Bill m'appelle presque tous les jours. Je ne réponds pas. Il laisse des messages que je n'écoute même pas. J'ai éteins mon portable. Je ne sais même pas quel jour on est. Je n'ouvre pas mes volets. Mon reveil est débranché. Je ne sais pas si on est le jour où la nuit. Je vis coupé du monde. Je suis a moitié morte. Tant mieux. Tant pis. Je me fous de tout.
Je m'allonge sur mon lit. Je viens de me couper. Il y a des taches de sang sur le lit. Je commence à avoir mal. Mon accés de rage, de tristesse, de desespoir étant passé, je ressens la douleur. La même douleur sûrement qu'eux au moment où ils sont morts. Je pleure sans m'en rendre vraiment compte. Je ferme mes yeux. J'ai envie de m'en aller. De partir pour toujours.
J'entends des pas. Une voix crie mon nom. Je veux qu'on me laisse tranquille. La porte de ma chambre s'ouvre d'un coup. La lumière m'aveugle. Quelqu'un s'asseoit à côté de moi.

...:Sandra!! Qu'est-ce qui se passe?

C'est Bill. Il ne devait revenir que dans une semaine. Je me retourne. Mes larmes redoublent.

Bill: Sandra parles-moi? Tu ne réponds pas à mes coups de fils et je te retrouve enfermée dans ta chambre dans le noir. Parles-moi!!!

Je ne veux pas lui parler. Je veux qu'il me laisse en paix. Je veux partir. Et je refuse qu'il fasse partie du voyage. Ma main se referme sur mon collier.

Bill: Sandra!!!!!!!!

Il me secoue. Il m'enerve, je veux qu'il me laisse tranquille. Je me lève d'un bond, pour lui faire face.
J'hurle tout en pleurant.

Moi: Lache moi!! J'en ai marre!!! Laisse moi tranquille! J'ai pas besoin de ton aide!! Je peux me débrouiller seule. Mes problèmes je peux les résoudre toute seule!! Mes parents sont morts et alors?!? La vie continue!!! Même si je veux plus en faire partie!!! Ils se sont tués en voiture!! Mais c'est pas grave!! Je veux partir pour toujours pour les rejoindre!!! Ils sont morts, Bill, tu m'entends?!! Morts!!!

Je tombe dans les bras de Bill. Je ne tiens pas sur mes jambes. J'ai mal partout. Mon corps est fatigué. Je porte ma main à mon coeur, il ne bat plus.

Fin du Chapitre XX

# Posté le dimanche 08 octobre 2006 02:15

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 15:56

°o CHAPITRE XXI - FIN o°

°o CHAPITRE XXI - FIN o°
Chapitre XXI

J'ouvre difficilement les yeux. La lumière m'oblige à les refermer tout de suite. J'ai soif. J'entends des voix à côté de moi. Elles chuchotent. Quelqu'un pleure.
Je bouge la main. J'essaye d'ouvrir les yeux pour voir à qui appartient ces voix. Tout d'un coup, quelqu'un crie. Je vois Bill au dessus de moi. Des larmes coulent le long de ses yeux. Il me regarde et sans ajouter un mot, il me sert la main fort. J'esquisse un sourrire. Bill sourrie lui aussi. Il se penche et m'embrasse.
Je n'ai pas de force. Je referme mes yeux et je m'endors.

°o°

Une semaine plus tard.

Je suis sortie de l'hopital. J'ai fait un arrêt cardiaque. Anormal pour mon jeune âge. Mais je suis atteinte d'une maladie. Je dois faire attention à ce que je fais en permanence. Et j'ai des médicaments à prendre.
Je passe ma dernière nuit chez les Kaulitz. J'ai vendu la maison de mes parents et j'ai acheté un petit appartement. Simone essaye encore de me convaincre d'habiter chez eux. Mais je refuse. Elle est très gentille, mais je ne veux pas. J'ai besoin d'être seule pendant un moment.

Le lendemain.

Ca y est, je suis dans mon studio. Ce n'est pas grand, mais largement suffisant. J'ai tout décoré avec l'aide de Bill et Tom.

Bill: Tu veux le mettre où le canapé?

Je lui indique du doigt le meilleur emplacement.

Tom: Je l'accroche ce cadre?

Il sort d'un carton le cadre des photos de mes parents et moi. J'aquiesse et je montre l'endroit exact où je veux qu'il soit accroché.
Ils ne me demandent pas plus. J'ai arrêté de parler. Je trouve que ça sert à rien. Et je n'ai pas envie. Lorsque je veux quelque chose je le montre d'une façon ou d'une autre, mais sans plus.

À la fin de la journée, je suis exténuée. Tom est parti voir Jade. Bill reste avec moi. Je lui ai demandé si il voulait dormir ici. Il a accepté joyeusement. Je lui manque, je m'en rend compte. Je ne suis pas pareil qu'il y a un mois. Mais il l'accepte quand même. J'apprécie. Il fait tout pour m'aider même si ce n'est pas grand chose.

Bill: T'as faim? Je vais préparer des pâtes.

On mange en silence. Puis on va se coucher. J'ai peur. De faire des cauchemars. Je me sert fort contre Bill qui me prend dans ses bras. Je ferme les yeux. Je suis rassurée ici. Je murmure avant de m'endormir "Je t'aime".

°o°

Je sors de la salle de bain. J'ai résisté à l'envie de me couper. J'aime ça finalement. Mais je ne dois pas le faire. Pour ne pas faire de peine.
Je rentre dans la cuisine pour prendre mes médicaments. Bill est en train de manger. Il me tend une brioche que je refuse. J'ai recommencé à m'alimenter le moins possible. Je ne vomis plus, c'est déjà ça.
Je m'asseois devant la télé. Je regarde les infos. Morbide à souhait. Tant mieux. Bill me rejoint quelques minutes après.

Bill: Sandra? Je suis désolé, mais je vais devoir repartir en promo. Je reviendrais le plus souvent possible, je vais aménager mon emploi du temps pour être là au minimum tout les week-end. Mais je ne peux pas faire mieux.

Je me blottis dans ses bras. Je n'ai pas envie qu'il parte. Il m'a proposé de venir avec lui, mais j'ai refusé. Je ne veux pas être trimballer de jour en jour, de lieu en lieu. Je veux de la stabilité pour pouvoir reprendre peu à peu une vie normale.

Bill: Je t'appelerais tout les jours d'accord? Et je pars après-demain.

Je me sers encore plus fort contre lui. Une larme m'échappe. Je dois être forte.

°o°

J'ai passé la journée dehors avec Bill. Comme avant. J'ai oublié mes soucis pendant une journée. J'ai même ris. J'ai l'impression que c'est la première fois. Bill est content et triste en même temps. Il ne veut pas me quitter, mais il en est obligé.

Il est parti ce matin. Je reste seule pendant la journée. Je sors pour faire les courses. Emilie me rend visite de moins en moins régulièrement. Je crois que je lui fais peur. J'en suis désolée. Mais je la comprends. Je ne dois pas être facile à vivre. Mais je ne sais pas comment m'améliorer. Et je n'en ai pas envie. Je suis juste bien. Enfin... Je me perçois de cette image. Pour ne pas sombrer encore plus.
Je continue de prendre mes médicaments, même si je deteste ça. Je me suis coupée les bras à midi. Je regrette désormais. Mais je ne peux pas l'effacer. Je mange le minimum. Sans amour, je mers à petit feu...

°o°

3 semaines plus tard.
Bill m'a dit qu'il ne pourrait pas venir ce week-end. Il a un mega-super-giga concert qu'il ne peut absolument pas rater. Je vais donc rester seule. À manger des pâtes en pyjama devant ma télé.
Je suis déçu. Je ne vis que pendant les week-end quand je suis avec Bill. Sinon, je reste seule vec moi même pendant la semaine et je déprime. Je vais donc déprimer pendant deux longues semaines en tout. Je n'ai pas envie. Il faut que je me ressaisisse.
Je rentre dans la salle de bain, je me douche, m'habille, me maquille légèrement. Je me regarde dans le miroir. Je ne me reconnais pas. La métamorphose est impressionant. Je ne me suis jamais vu comme ça. Je suis presque jolie.
Je sors dans la rue. Et je vais dans une boutique de vêtements. Je demande si ils ont besoin de quelqu'un. Et oui! Je suis embauchée sans plus attendre. Je me met rapidement au travail. Je bosse toute la journée. À la fin, la patronne est enchanté. Elle me nomme responsable du service prêt-à-porter. À tout juste 17 ans (c'était mon anniversaire la semaine dernière), je suis déjà rentré dans la vie active sans problèmes. Je suis fière de moi. Je me sens mieux désormais.
Pour fêter ma nouvelle vie, je me ballade quelques temps seuls dans la rue, il commence à neiger.
Je rentre dans un petit restaurant et commande à manger.
J'ai passé une bonne journée et une bonne soirée. Je suis heureuse, je crois.

Je rentre chez moi, et je passe devant un magazin de presse ouvert 24h/24h. Je prends au hasard un magazine de presse à scandales. Je me rappelle que ado, j'adorais ça. Je le glisse dans mon sac et je me depeche de rentrer au chaud chez moi.
J'ouvre la porte, je balance mon sac, mon manteau, mes chaussures sur le sol et je file dans la salle de bain pour prendre une longue douche chaude.
Puis, je m'asseois devant la télé et je grignote du chocolat. Je me rend compte que j'ai fait un repas complet et que je mange encore après. J'ouvre des yeux ronds et je rigole toute seule.
Je zappe sur les chaînes musicales et je m'arrête sur une émission de potins.
Tout d'un coup, il parle de Tokio Hotel. Je relève ma tête.

Présentatrice: Il semblerait qu'un des membres se soit bien amusés au concert de Berlin, avant-hier soir. Bill Kaulitz, agé de 17 ans aurait été vu avec plusieurs filles en même temps.

Des photos apparaissent sur l'écran. Bill avec des filles. Bill avec une fille. Bill qui danse avec une fille. Bill qui embrasse une fille dans le cou.
Je fais arrêt sur image, je reste stupéfaite devant l'écran. Le son continue, la présentatrice amorce sur le nouveau bébé de Britney Spears. Je n'entends pas. Je fixe l'image.
Mes yeux sont embués de larmes. Je crie et je me redresse brusquement pour aller dans la cuisine. Je m'aggripe à la table.
Est-ce vraiment Bill? Celui qui me dit qu'il m'aime, qu'il ne me quittera jamais? Il m'a dit qu'il devait faire un concert. Mais je vois des images sur lesquelles il flirte et embrasse une autre fille. J'aperçois le magazine sur la table. Je le prend et le jette de toute mes forces sur le sol. Il s'ouvre sur des photos de Bill, avec une fille. Je tombe et accroupis sur le sur le sol de la cuisine, je sanglote. Je crie. J'ai chaud et froid en même temps.
Je me relève avec prudence. Je prend un verre d'eau et je marche vers le salon. Je m'asseois sur le canapé. Mes larmes ne se sont pas arrêtées. Je balance le verre d'eau sur le mur d'en face. J'arrache mon collier et mon bracelet et je les jette contre la porte. J'ai mal au coeur maintenant. J'ai l'impression qu'on me plante un couteau dans le coeur. Je gémis de douleur. Je m'allonge sur le canapé. Je tourne mon regard vers la télé, je murmure "Je t'aimais". Je porte la main à mes médicaments et je...



Son bras retombe mollement sur elle. Elle ferme les yeux. Ses muscles se relachent
Son coeur s'est arrêté. Elle est morte d'amour.

Sandra fut retrouvée ainsi par Bill. Elle ne répondait pas à ses coups de téléphone. Lorsqu'il rentra, ce fut le collier et le bracelet qu'il vit en premier, puis il découvrit le corps de Sandra inanimé et l'image sur la télé. C'était un montage entre les photos de Tom et d'une fille (qui datait de 7 mois) et des photos de Bill et Sandra prises quelques mois auparavant. Un simple malentendu, et pourtant.

L'enterrement de Sandra fut mémorable. Des centaines de personnes venues de tout les coins d'Allemagne étaient présentes pour soutenir Bill. Celui-ci se sépara du groupe 1 mois après.
6 mois plus tard, il mourrut dans sa voiture. Accident ou Suicide, personne ne le sait. Il rejoignit Sandra au paradis, deux anges en plus.
Quand à Tom, après avoir perdu "une petite soeur" et un frère, il songea aussi au suicide. Mais par amour pour Jade il ne tenta rien. Il quitta la musique après la mort de son frère. Et il se maria avec Jade trois ans plus tard. Ils eurent deux enfants: Billy et Sandrine en hommage, aux deux amoureux.


Fin du Chapitre XXI
Fin

# Posté le dimanche 08 octobre 2006 03:26

Modifié le vendredi 17 novembre 2006 10:57

°o Une petite histoire pour faire passer le temps o°

°o Une petite histoire pour faire passer le temps o°
OS


{Bill}
[ Premier de jour de cours. Assis dans le bus, je regarde le paysage défiler sous mes yeux. Il y a un bruit énorme dans le car. Tout le monde retrouve tout le monde. Et comme par hasard, je me retrouve tout seul. Je n'ai pas d'amis. Enfin... si, mais il ne sont pas là. En prenant un Bac Arts Plastiques, je me retrouve tout seul avec des gens qui dessinent lamentablement, sans aucune originalité. Du manga, du manga et encore, rien de phénoménal.
Je tourne la tête pour regarder les filles à côté. Elles me lancent des regards en rigolant. Sûrement en train de se demander si je suis gay ou pas. C'est toujours la même chose. Je soupire et je prends mon Mp3. Placebo au maximum. Ca c'est du son, pas comme ces mecs ou ces filles qui font semblant de faire la musique. Un peu de mélodies, beaucoup de basses. Je deteste ça, et pourtant ces "artistes" sont tellement admirés. Ca me donne envie de monter un groupe. Mon frère jouerait de la guitare, moi je chanterais. Et j'ai deux potes qui pourraient faire la basse et la batterie. Et on jouerait quelque chose de vraiment bien.
Pfff... Je pars dans mon délire là! Si on montait un groupe, le mieux qu'on pourra faire, c'est de jouer dans la salle des fêtes. Et je pense qu'on nous jettera des tomates. Non pas que je chante mal, ou que mon frère et mes potes jouent comme des pieds, mais tout simplement parce que se serait différent. Les gens n'aiment pas les différences, je suis un bon exemple, je pense.]

{Pauline}
[Premier jour de cours. J'attend le bus bien abritée sous mon parapluie. Il pleut des cordes. Ca c'est un (mauvais) signe du ciel! J'espère que cette année se passera sans problèmes. Je viens de déménager à l'autre bout de l'Allemagne. Chose qui ne peut que me déplaire! En plus, j'ai pris un Bac Arts Plastiques et d'après ce qu'on m'a dit, c'est assez dur. Mais tant pis, j'aime les défis! La vie ne me sourit pas, mais tu vas voir!! Moi je vais rigoler sous son nez, et elle va être obligé de rire à son tour!!!
Le bus de ramassage scolaire s'arrête et me tire de mes pensées. Je rentre rapidement à l'intérieur, paye et regarde autour de moi. Tous les visages sont tournés vers moi. Il ya un grand silence. Pourquoi je suis si mal habillée que ça aujourd'hui? Pas que je sache. Je passe la main dans mes cheveux pour voir si je me suis bien coiffée. Oui, c'est le cas. Le bus redemarre. Les bavardages reprennent peu à peu. Je cherche du regard une place et j'en aperçois tout au fond à côté d'un garçon. Ou d'une fille, aucune idée.
Je m'avance lentement, on me dévisage à chaque rangée. J'ai l'impression de passer une heure à traverser ce bus qui me paraît immense.
Arrivée à la place que je ne quitte pas des yeux depuis tout à l'heure, je jette un coup d'oeil à son occupant. C'est un garçon. Il ne me voit pas, plongé dans ses pensées. Sûrement le seul. Grand, maigre, ses cheveux noirs lui tombent sur les épaules. Il a les yeux maquillés ce qui renforce son regard. Son visage est fin. Si il n'était pas dans ce misérable bus, rempli de monde, j'aurais cru à un ange. Je m'arrache brusquement à sa contemplation, et je demande:
"-Cette place est libre?"]

{Bill}
[Plongé dans mes délires de musique, je ne remarque pas le brusque silence, et la jeune fille qui vient de rentrer dans le bus. Je continue de penser tout seul.
Soudain quelqu'un me parle. Je n'entends rien. J'enlève mes écouteurs.
"-Excuse-moi, cette place est libre?"
Je relève ma tête vers mon interlocutrice. Je reste sans voix. J'oublie la question qu'elle vient de me poser. Le monde s'arrête de tourner pendant quelques minutes. J'en oublie même de respirer.
Une jeune fille se tient devant moi. Elle est de taille moyenne. Ses yeux sont verts, un beau vert émeraude. Ils sont soulignés fortement par du crayon noir. Elle a un teint de craie qui se contraste avec sa ses cheveux noirs et rouges, mais ça lui va bien. Dans sa chevelure sont glissés des atebas de couleurs. Elle habillée d'un simple pantalon marron et d'un pull orange. Au moins, on la remarque. Elle me regarde. Je la regarde. Elle semble attendre quelque chose, mais je suis incapable d'ouvrir la bouche pour lui dire quelque chose. Elle me lance un regard perplexe et elle me dit:
"-Tant pis. Je vais aller voir ailleurs."
Elle se retourne et part vers des filles situées un peu plus loin. Je ne réalise pas ce qui se passe jusqu'au moment où une des filles d'à côté s'asseoit près de moi. Elle me lance un grand sourrire.
"-Tu t'appelles Bill? Moi, c'est Élisa."
Et merde.]

{Pauline}
[Il entend rien. Bon, d'accord, il avait ses écouteurs sur les oreilles. Je répète ma question:
"-Excuse-moi, cette place est libre?"
Et là, je me sens très, très seule. Le garçon me regarde sans rien dire. On dirait que c'est la première fois qu'il voit une fille. Il ouvre la bouche mais aucun son ne sort de sa bouche. On dirait un poisson hors de l'eau. Pas super quoi.
J'attends qu'il me donne une réponse. J'ai l'impression d'attendre pendant des heures. Je ne pars pas tout de suite. Il est très beau malgré sa ressemblance soudaine à un poisson rouge. Je l'observe.
Puis lassée, je lance:
"-Tant pis, je vais aller voir ailleurs."
Je tourne sur moi même, et je rejoins un groupe de filles qui me semblent plutôt sympas. Il y a une place libre à côté d'elle.
Le garçon étrange ne me rattrape pas. Je me sens véxée. Mais? Pourquoi?!? Comme si il allait s'interesser à une fille comme moi. Pfff...
Je m'asseois directement sur le siège sans rien demander à personne. Les filles se retournent, et commencent à parler avec moi. Elles sont effectivement très sympas. Elles me complimentent sur ma tenue et mes cheveux. Je me cale confortablement dans mon fauteuil. Je regarde discrètement devant pour voir le garçon aux cheveux noirs. Une fille blonde, grande, mince s'est assis à côté de lui.
Et merde.]

# Posté le mardi 10 octobre 2006 13:18

Modifié le jeudi 26 juillet 2007 06:14

New Fic = Envers et contre tout, je t'aimerais

New Fic = Envers et contre tout, je t'aimerais
Nouvelle Fic!!!
Envers et contre tout, je t'aimerais

[Je m'appelle Carmen Turner, j'ai 24 ans, je vis à Sydney en Australie.
J'ai passé mon enfance à Londres avec ma mère adoptive Sophie. Mes parents m'ont abandonnés à la naissance, je ne sais rien d'eux, sauf qu'ils sont d'origine espagnole, d'où mon prénom.
Le jour de mes 18 ans, je suis parti loin de l'Angleterre qui me refoulait. Je n'ai rien qui me retiens,
sauf le souvenir...
Aujourd'hui, je vis dans un petit studio au coeur de Sydney, je travaille dans un café/restaurant/boulangerie/bistrot/magasin de presse. Mon salaire n'est pas très important, mais ça me suffit largement.
Je ne sors pas beaucoup; je n'ai pas beaucoup d'amis. Je côtoie seulement les collègues du boulot. Et encore.
Je n'ai pas la vie dont je revais , mais j'ai réussi à m'en sortir. C'est ce qui compte.]

--Carmen est de taille moyenne et très mince. Elle ne mange pas énormément sans pour autant faire de l'anorexie.
Elle a de longs cheveux bruns ondulés qui lui descendent dans le dos. Elle est mate de peau, même si elle deteste se mettre au soleil.
Elle a des yeux qui ossillent entre le orange et le marron. C'est ce qui fait son charme.
Elle s'habille de façon très simple, jean, tee-shirt.
Elle fume de temps à autre, elle adore le chocolat, et deteste le porridge.
D'un caractère méfiant, elle est solitaire, même si elle sait se montrer très gentille quand elle le veut.




[Je m'appelle Bill Kaulitz, j'ai 24 ans.
Le monde entier me connaît: depuis l'âge de 17 ans, je suis chanteur dans le groupe de rock Tokio Hotel. Les premières annnées ont été fructueuses, mais ce n'est rien par rapport aux 5 années suivantes. Notre salaire a été multiplié par 10!
Il y a 2 ans, on s'est tous séparés pour quelques temps. J'ai monté ma maison de disque aux États-Unis et je produit des jeunes artistes. On peut m'attribuer la découverte de: Beautiful Tears, Cynthia Kafears, Old School , Utopian et encore bien d'autre!
Je suis toujours célibataire, les filles qui tournent autour de moi sont juste là pour l'argent, la gloire et le succés. C'est fatiguant à la longue.
Mon frère, lui, a lancé une carrière solo qui marche bien, je dois le dire. Et il profite encore plus des avantages de la célébrité.
Aujourd'hui, je ne vis plus en Allemagne, je voyage partout dans le monde. Mais j'ai décidé de faire une pause. Je pars m'installer dans un trou pommé à l'autre bout de la planète: l'Australie.
Ce doit bien être le seul pays dans lequel notre dernier album "Entschuldigung*" n'a pas marché! Mais au moins, là-bas, je serais tranquille. Enfin, j'espère...]

--Bill est resté mince comme un clou. Il a gardé ses longs cheveux noirs. Ces 5 dernières années, il s'est fait des mèches rouges, une crête, des dreads, des tresses. Il est revenu à la sobriété après tout ces changements. Il se maquille toujours fortement. Il s'habille majoritairement en noir, avec des vêtements simples mais il y a quelques chose dans son apparence qui montre qu'il a grandi.
Il est toujours aussi généreux, romantique, simple.
Il est aussi pessimiste, peureux des araignées que ces dernières années.

*Désolé/Pardon

# Posté le vendredi 13 octobre 2006 12:26

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 15:53

°o Chapitre 1 o°

°o Chapitre 1 o°
Chapitre 1

[Carmen]
[Bill]


[Je ne sais pas depuis combien de temps je suis ici.
Assise à même le sol, sur le gravier, je contemple le marbre gris. Je relis sans cesse les lettres dorées gravées dans la pierre.
Sophie Turner 1965-2003
Un coup de vent s'engouffre dans mes vêtements. Je frissonne. Je lève le nez vers le ciel qui se couvre de plus en plus. Les nuages deviennent gris, voir noirs. La température se refroidit.
Une goutte tombe sur mon visage, puis une deuxième. Et encore une autre. Puis, rien. Mais soudainement, une pluie torrentielle s'abbat sur moi. Je ne bouge pas. Je continue de contempler cette tombe. Sa tombe. Mon visage est trempé. Je ne sais pas si c'est la pluie ou mes larmes. Sans dire un mot, je me relève. Je jette un dernier coup d'oeil à la pierre grise. Je reviendrais, je te le promets. Maman.]


[Mes valises sont prêtes. Je regarde dans la chambre si je n'ai rien oublié. Je regarde avec mélancolie cet espace qui fut le mien pendant près d'un an. Oué, je vis dans un hotel. Mais ça va bientôt changer. Dans 3 heures, je m'envole vers l'Australie et je vais retrouver un anonymat complet. Et vivre comme tous les mecs de mon âge.
J'appelle mon chauffeur. Il arrive et s'empart des valises. Je jette un dernier coup d'oeil à l'intérieur de la chambre. J'éteins la lumière et je ferme la porte à clé.

Me voilà arrivé à l'aréoport de Londres. Je ne suis pas passé inaperçu malgrè les nombreuses précautions. Je signe quelques autographes, je souris poliment. J'en ai marre de faire ça. Je passe la porte d'embarquement en premier pour qu'on me laisse tranquille et je m'asseois sur un des fauteuils. Je regarde par la vitre les avions qui s'envolent et atterissent. Un continuel recomencement.
Tout à coup, je sursaute.
"Les passagers du vol n°562489 en partance de Londres pour Sydney sont priés de se rendre à l'embarquement"
Je me lève et attrape mon sac, je rentre dans l'appareil. En route pour l'Australie!]


["Dernier appel pour les passagers du vol n°562489 en partance de Londres pour Sydney"
Et merde, je suis encore en retard. J'enregistre vite fait mes valises et je me rend vers la porte d'embarquement. Les hôtesses blondes, aux yeux bleus me sourient. Je ne les regardent même pas. Je m'engouffre dans l'avion et je cherche ma place. Je suis seule à ce que je vois. Je m'asseois sur le siège en soupirant. Je rentre en Australie. Enfin, après trois jours passés en Angleterre, je n'en peux plus. Je suis constamment mal à l'aise.
Je m'enfonce dans mon siège. Quelqu'un s'approche de moi.
"-Pardon, je suis à coté de vous.
-Ah, désolé"
Je me lève pour laisser passer mon voisin. Il s'asseoit, je fais de même. Il tourne la tête et sourit. Je réponds par politesse puis je regarde les hôtesses dans l'avion qui font des signes dans tout les sens. On a l'impression qu'elles vont s'envoler. Je souris à cette pensée, c'est la seule chose que j'aime dans l'avion. Sinon, c'est ma phobie.
Une voix pré-enregistré retentit dans l'appareil.
"Veillez attacher vos ceintures, nous allons bientôt décoller. [...] Nous vous souhaitons un agréable voyage."
Agréable voyage? L'avion commence à s'ébranler. Je m'accroche aux accoudoirs du siège et je respire un grand coup.]


["Pardon, je suis à côté de vous"
Ma voisine se lève pour me laisser passer. Je m'asseois et lui sourit. Elle me répond puis tourne la tête. Je prends mon portable pour regarde une dernière fois si j'ai un message. Tom m'avait promis de m'envoyer un SMS avant le décollage. Je soupire. Il n'y a rien. Il doit encore être en train de se bourrer la gueule avec une des minettes qui lui sert de danseuses. On a beau être jumeau, je ne le comprendrais jamais.
J'éteins mon portable et le range. Les moteurs de l'avion se mettent en marche. Youpi, on va enfin décoller. J'adore ça moi! Contrairement à ma voisine on dirait.
Elle se crispe sur son fauteuil et elle palit de seconde en seconde. Une hotesse passe dans les rangs pour nous servir à boire. Ma voisine ne prend rien. Je lui jette un coup d'oeil. Puis je regarde l'hotesse de l'air.
"Deux coupes de champagne, s'il vous plaît"
Ma voisine me regarde avec effarement lorsque je lui tends la coupe. Elle ne la prend pas, préférant s'accrocher aux accoudoirs. Je pose le verre sur la petite tablette.
L'avion gronde, il avance vite. Il est en l'air, c'est bon. Je soupire d'aise et avale une gorgée de champagne.
Je regarde à côté de moi. Ma voisine a fermé les yeux. Elle se mord la lèvre inférieure. Puis d'un coup, elle se lève et court presque vers les toilettes.]


[Mon dieu, que je deteste l'avion. Je ne l'ai pris que trois fois en tout dans ma vie et je crois que c'est largement suffisant.
Enfermée dans les toilettes depuis 5 minutes, j'ai vomis toutes mes tripes. Je me sens mieux à présent. Je me regarde dans la glace, et me passe de l'eau sur le visage. Puis je me lave les dents. Ca devrait aller maintenant, du moins jusqu'à l'aterrissage.
Je remonte le long couloir et m'enfonce dans mon siège. Je remarque la coupe de champagne sur ma tablette. Je souris, puis je la porte à mes lèvres.
"-Merci beaucoup.
-Il n'y a pas de quoi. Ca va mieux?
-Oui, merci. J'ai une peur bleue de l'avion. Surtout le décollage et l'aterrissage."
Je discute un peu avec mon voisin. Il est sympa, mais sans plus. Je ne demande pas son prénom ni pourquoi il va en Australie, comme ferait n'importe quelle personne. Moi je m'en fous.
Je finis ma coupe de champagne et je ferme les yeux. 12 heures de vol. J'ai de quoi rattrapé tout le sommeil manqué ces derniers jours.]


[12 heures de vol. Je crois que je vais m'ennuyer surtout que ma voisine c'est endormie.
Je sors mon ordinateur portable de mon sac et je branche les écouteurs dessus. J'écoute et je ré-écoute les maquettes envoyés à la maison de disque. Il y a des bons morceaux comme des mauvais. Tout cela me rapelle notre ascension, Tokio Hotel. On avait treize ans quand on s'est rencontrés. On a tout de suite accrochés et 10 ans plus tard, on est mondialement reconnu par des pros de la musique, notre rêve.
Plongé dans mes pensées, je sursaute quand quelque chose se pose sur mon épaule. C'est ma voisine. Je le regarde un instant dormir sur mon épaule. Elle est jolie. Teint mate, brune, pas très grande. Mais elle n'a pas l'air très causante d'après ce que j'ai vu.
Pas grave. Je reprends mon travail. Au fur et à mesure du temps qui passe, j'ai les oreilles qui sifflent et les yeux qui se ferment tous seuls. J'enlève mes écouteurs et je ferme les yeux.
Une voix mélodieuse me reveille.
"Vous êtes bien arrivé à Sydney. [...] La compagnie A... vous souhaite un agréable séjour en espèrant que le vol s'est bien déroulé."

Je relève la tête. Ma voisine dort toujours. Je la repousse doucement sur son siège, je n'ose pas la reveiller, elle semble faire un beau rêve: elle sourit en dormant.
Je rassemble mes affaires et je sors de l'avion. Le soleil est en train de se lever. Il fait chaud. Un rayon de soleil vient se poser sur mon visage. Me voilà arriver aux pays des kangourous.]


Fin du Chapitre 1

# Posté le samedi 14 octobre 2006 03:28

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 15:53