2 semaines plus tard.
Bill et Tom sont repartis en promo. Ils vont en studio à Berlin, ils font des émissions de télé, et quelques concerts. Je m'ennuie de Bill. Il em manque horriblement. Je l'appelle plusieurs fois par jour même si ça ne fait même pas une semaine qu'il est parti.
Mes parents rentrent de France aujourd'hui. Je leur ai parlé après Noël. On est réconciliés, mais ils tiennent à me parler en face et à ensuite rencontrer Bill. Tout s'arrange finalement, c'est merveilleux.
Si on m'avait dit il y a seulement 6 mois que j'habiterais en Allemagne et que je sortirais avec Bill, je ny aurais pas cru un seul instant. Et pourtant, c'est bel et bien la réalité.
19h
J'ai préparé mes affaires, je suis devant ma maison assise sur les marches du perron. Mes valises sont à l'intérieur de la maison. Mes parents doivent rentrer d'une minute à l'autre. Je vais bientôt retourner dans ma maison. Fini les deux mois chez les Kaulitz. Désormais, leur demeure est constamment vide. C'est bizzare.
Plongée dans mes pensées, je ne vois pas le temps qui passe. Il fait nuit. Je m'embête. Je sors une cigarette de ma poche, la porte à ma bouche. Mais j'ai pas envie de la fumer. C'est juste un reflexe d'en sortir une quand je m'ennuie. Je la range et je jette le paquet dans la poubelle. C'est définitivement fini. Je prends mon portable pour regarder l'heure. 20h15. À ce moment mon portable sonne. Numéro incconu.
Moi: Allô
...: Sandra Duviet?
Moi: Oui, c'est moi.
...: Je suis le capitaine de la police française, Guillaume Carand. Vous êtes en Allemagne à ce moment?
Moi: Euuh... Oui.
Guillaume Carand: J'ai une mauvaise à vous annoncer.
Moi: ...
Guillaume Carand: Je suis réellement désolé. Vos parents sont morts sur l'autoroute dans un accident de voiture entr-
Je n'entends pas le reste de la phrase. Mon téléphone est tombé sur le sol.
Mes parents sont morts, c'est bien ce qu'on vient de me dire? Ce n'est pas possible, c'est une hallucination. Une boule se forme dans ma gorge, mon ventre fait des noeuds atroces. J'ai froid.
Je reprend le téléphone. Ma main tremble.
Guillaume Carand:... papiers pour identifier les corps vous seront envoyés.
Moi:...
Guillaume Carand: Vous êtes toujours là Mademoiselle?
Ma vue se brouille, les larmes coulent sur mes joues. Je me lève, et hurle. Je balance mon téléphone loin, très loin. Je rentre dans la maison en courant. Je me cogne dans tout ce qui se trouve sur mon passage. Je pousse les chaises, la table sur le sol. Je monte les escaliers pour me diriger vers la salle de bain. Je me penche au dessus du lavabo et je vomis. Les larmes se mélangent au vomi. Je relève la tête et m'observe à travers les larmes. Je vois ma vie défilait devant mes yeux. Des souvenirs remontent dans ma tête. Je hurle et tombe à genoux sur le sol. Je tremble de tout mon corps.
Je ne sais combien de temps je suis resté dans cette position. Mes larmes ne s'arrêtent pas.
Je n'arrive pas à réaliser, mes idées s'embrouillent dans ma tête. Je m'allonge sur le côté. Je ferme les yeux pour pouvoir apaiser ma souffrance.
Je me redresse en sursaut. Je suis trempée de sueur. Les larmes ont séchées sur mes joues. Je me lève prudemment. Je ne ressens plus rien. Je me regarde dans le miroir. J'aperçois en face de moi un zombie. Des petits yeux injectés de sang. Une mine blanche comme de la craie. Je vomis dans le lavabo. Les larmes recomment à couler. Je tousse.
Comment cela a-t-il pu arriver? Je ne comprends plus rien. Deux mots résonnent dans ma tête. Parents, morts. Morts. Morts. Morts.
Puis dans un accés de rage et de desespoir, je prends la lame de rasoir de Papa, et je me coupe les poignets. Mon sang coule. Je n'ai même pas mal. Je vois des petits points argentés. Je tombe lourdement sur le sol. Ma tête heurte le sol. Je ferme mes yeux.
°o°
Voilà près d'une semaine qu'on m'a annoncé la mort de mes parents. Je passe mes journées sur mon lit à pleurer. Je me coupe les bras de plus en plus. C'est mal, mais je m'en fous. Je recommence à fumer. Je n'ai pas mangé, juste un bonbon de temps à autre. Mais il ne reste jamais longtemps dans mon estomac. Bill m'appelle presque tous les jours. Je ne réponds pas. Il laisse des messages que je n'écoute même pas. J'ai éteins mon portable. Je ne sais même pas quel jour on est. Je n'ouvre pas mes volets. Mon reveil est débranché. Je ne sais pas si on est le jour où la nuit. Je vis coupé du monde. Je suis a moitié morte. Tant mieux. Tant pis. Je me fous de tout.
Je m'allonge sur mon lit. Je viens de me couper. Il y a des taches de sang sur le lit. Je commence à avoir mal. Mon accés de rage, de tristesse, de desespoir étant passé, je ressens la douleur. La même douleur sûrement qu'eux au moment où ils sont morts. Je pleure sans m'en rendre vraiment compte. Je ferme mes yeux. J'ai envie de m'en aller. De partir pour toujours.
J'entends des pas. Une voix crie mon nom. Je veux qu'on me laisse tranquille. La porte de ma chambre s'ouvre d'un coup. La lumière m'aveugle. Quelqu'un s'asseoit à côté de moi.
...:Sandra!! Qu'est-ce qui se passe?
C'est Bill. Il ne devait revenir que dans une semaine. Je me retourne. Mes larmes redoublent.
Bill: Sandra parles-moi? Tu ne réponds pas à mes coups de fils et je te retrouve enfermée dans ta chambre dans le noir. Parles-moi!!!
Je ne veux pas lui parler. Je veux qu'il me laisse en paix. Je veux partir. Et je refuse qu'il fasse partie du voyage. Ma main se referme sur mon collier.
Bill: Sandra!!!!!!!!
Il me secoue. Il m'enerve, je veux qu'il me laisse tranquille. Je me lève d'un bond, pour lui faire face.
J'hurle tout en pleurant.
Moi: Lache moi!! J'en ai marre!!! Laisse moi tranquille! J'ai pas besoin de ton aide!! Je peux me débrouiller seule. Mes problèmes je peux les résoudre toute seule!! Mes parents sont morts et alors?!? La vie continue!!! Même si je veux plus en faire partie!!! Ils se sont tués en voiture!! Mais c'est pas grave!! Je veux partir pour toujours pour les rejoindre!!! Ils sont morts, Bill, tu m'entends?!! Morts!!!
Je tombe dans les bras de Bill. Je ne tiens pas sur mes jambes. J'ai mal partout. Mon corps est fatigué. Je porte ma main à mon coeur, il ne bat plus.
Fin du Chapitre XX


